Décembre est le mois où un établissement de restauration cumule le plus de facteurs de risque : volumes de stock inhabituels, extras peu formés, cadence de livraisons doublée et horaires étendus. C'est aussi le mois où une fermeture administrative coûte le plus cher.
Les quatre points qui lâchent en décembre
- Le stockage déborde : cartons posés au sol faute de place en réserve, ce qui supprime l'allée d'inspection et offre un abri immédiat
- Les livraisons se multiplient : chaque palette de carton ondulé est un vecteur possible de blattes germaniques
- Les extras ne connaissent pas les procédures : poubelles sorties tardivement, portes de cour laissées ouvertes
- Les déchets augmentent sans que la fréquence de collecte suive, ce qui sature le local poubelles
Le contrôle de décembre
Les services vétérinaires et la DGCCRF renforcent les contrôles en période de forte activité. Un établissement dont le plan de maîtrise sanitaire n'a pas été alimenté depuis plusieurs mois est immédiatement identifiable : les relevés de postes sont datés.
Ce qu'il faut sécuriser avant le 1er décembre
- Faire un passage de contrôle avec relevé complet, pour partir sur un état des lieux daté
- Vérifier les joints de porte de réserve et de cour, et les grilles d'aération
- Réorganiser la réserve pour conserver 50 cm le long des murs et un stockage surélevé à 15 cm
- Briefer les extras sur les poubelles, les portes et le déballage des cartons
- Confirmer la fréquence de collecte des déchets avec le prestataire pour la période
Après les fêtes
Un second passage en janvier permet de constater si la période a laissé une pression résiduelle, avant qu'elle ne s'installe. Les clients sous contrat annuel bénéficient d'une intervention prioritaire, ce qui compte lorsqu'un signalement tombe un soir de service. Voir notre offre restaurants et restauration et notre guide du plan de maîtrise sanitaire.
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